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Six Points Résumant Notre Passage En Russie

Six points résumant notre passage en Russie

Notre trajet de Saint-Pétersbourg à Pékin en train (par la voie ferrée du Transsibérien, puis du Transmongol) était dès le début de notre planification un des points-clé de notre voyage. En parcourant la Russie d’Ouest en Est, nous nous sommes arrêtés dans plusieurs villes : Saint-Pétersbourg, Moscou, Vladimir et Souzdal (anneau d’or) puis Irkoutsk (proche du Lac Baïkal en Sibérie) et finalement Oulan-Oude. Trois semaines ne sont évidemment pas assez pour comprendre en profondeur un pays comme la Russie, mais cela nous a donné un bel aperçu. Sommairement, voici six éléments-clés pour relater nos trois semaines en Russie.

La magnifique Saint-Pétersbourg

Notre premier regard sur la Russie fût Saint-Pétersbourg, et je dois dire que cela met la barre très haute ! L’architecture de cette ville est tout à fait fabuleuse. Pour ne nommer que quelques lieux, le musée de l’Ermitage est de toute beauté, et cela aussi bien de l’extérieur que de l’intérieur. La cathédrale Saint-Sauveur-sur-le-Sang-Versé est également une merveille (n’hésitez pas à lever la tête vers le plafond! Il est tout autant somptueux que le reste de l’église). Saint-Pétersbourg nous avait déjà épatés, et pourtant des villes plus petites, comme Souzdal, nous ont également charmé : le Kremlin de Souzdal mérite qu’on s’écarte de Moscou pour s’aventurer dans cette ville de l’anneau d’or.

Un sourire ne veut pas dire la même chose ici 

Voici un premier élément culturel différent des standards auxquels nous sommes habitués. En Russie, les gens sourient peu, ou alors pour des raisons très spécifiques. En fait, un sourire ne signifie pas la même chose ici que « chez nous ». Ici, sourire peut envoyer le mauvais message à son interlocuteur, soit que l’on essaie de le berner, soit que nous sommes totalement idiots… dans les deux cas, rien de bien positif !

Un premier pays où l’anglais n’est plus roi  

Autre élément nous rappelant que nous avons parcouru de nombreux kilomètres depuis notre départ (on ne s’en rend pas toujours compte en voyageant en train !) est le fait que peu de gens parlent anglais ici. Mise à part les jeunes ou les personnes travaillant proche des lieux touristiques, les Russes ne parlent que très rarement anglais ou ne connaissent que quelques mots. Le russe reste néanmoins la 8ème langue la plus parlée dans le monde (d’après Babbel). Ainsi, voici trois conseils linguistiques pour toute personne désirant voyager en Russie :

  • Comme partout, apprendre les mots de bases ne serait-ce que pour briser la glace. Des mots tels que « bonjour » (привет, prononcé privet) ou « merci » (спасибо, prononcé spasibo) sont des incontournables.
  • Télécharger le dictionnaire russe sur Google Translate, et s’assurer qu’il fonctionne hors-ligne.
  • Apprendre à lire l’alphabet cyrillique (j’étais bien heureuse que Benjamin le fasse, car peu de choses sont écrites en anglais)

Une traversée tranquille et confortable dans le train Transmongol  

L’ensemble de notre parcours en Russie se trouvait sur le chemin du Transsibérien puis du Transmongol (étant donné que nous avons choisi de rejoindre Pékin par la Mongolie). Comme nous avons effectué plusieurs arrêts, nous avons expérimenté plusieurs trains, mais globalement, nous avons toujours été agréablement surpris par le confort et la propreté des trains. La plus grande portion de notre trajet représentait tout de même 3 jours (et nuits !) de voyage, soit la portion pour se rendre de Vladimir (proche de Moscou) à Irkoutsk. C’est dans ce type de train que l’on se rappelle que la Russie est le plus grand pays au monde en termes de surface. Lors de ce trajet, nous avons également enregistré un décalage horaire de 5h entre le départ et l’arrivée. Je n’ai pas encore trouvé l’expression équivalente de « jet lag » pour le train mais le ressenti à l’arrivée est similaire !

Dans tous les cas, comme nous voyagions en septembre, il n’y avait pas trop de monde dans le train. Nous devions seulement partager notre « kupé » pour une nuit ou quelques heures avec des locaux. Pour des personnes qui aiment prendre leur temps et profiter de la vue, c’est une belle façon de voyager en Russie. Le wagon-restaurant n’était jamais plein. Nous avons d’ailleurs été ravis de la qualité du restaurant et de la présence de mets végétariens dans le menu!

PS : à noter que nous avons toujours choisi des trains de la catégorie 44 et moins (le plus petit le numéro, le plus luxueux le train) et des cabines en seconde classe. L’expérience aurait surement été différente avec d’autres niveaux de trains et dans une autre classe. Néanmoins, nous ne regrettons pas de ne pas avoir payé le double du prix pour être en première classe et n’avons pas senti que nous avons manqué de confort. Bien sûr il n’y a pas de salle de bain en seconde classe, mais avec un peu d’imagination, il y a des moyens de prendre une micro-douche dans les WC.  

La Sibérie, le Lac Baïkal et l’île d’Olkhon  

L’un des arrêts phares de notre voyage en Russie était le Lac Baïkal, à quelques kilomètres d’Irkoutsk. Ainsi, nous avons passé trois jours sur l’île d’Olkhon, la plus grande île du lac Baïkal, et avons pu y voir de magnifiques paysages. L’île est encore assez sauvage et compte seulement 1 500 habitants, qui vivent principalement du tourisme. Le lac Baïkal est connu pour être la plus grande réserve d’eau douce dans le monde, et contient plus d’eau que les grands lacs d’Amérique du Nord réunis. Un autre élément – plus triste – qui constitue sa renommée sont les inquiétudes actuelles vis-à-vis de la pollution de ce milieu. La Presse en parlait d’ailleurs récemment dans cet article.

Néanmoins, cet endroit est chargé d’histoire mais surtout de mystère, étant une place sacrée pour le shamanisme! Le lac est un lieu sacré pour les Bouriates – ethnie mongole, le plus important groupe ethnique minoritaire en Sibérie. Nous avons passé une journée entière avec notre guide à parcourir l’île et ses lieux clés tels que cap Bourkhane et la roche du Chamane (Burkhan Cape and Shamanka Rock), le rocher des trois frères (Three Brothers Rock) ou cap Khoboï (Khoboy Cape), pour ne citer qu’eux. La beauté des paysages et leur aspect sauvage étaient superbes. Ajoutez à cela une dose de mysticisme et d’histoire de shaman et la visite est tout à fait passionnante (sans pour autant tomber dans le cliché).

De nouveau, nous avons apprécié être là en septembre : même s’il faisait froid – la première neige est tombée 2 jours avant notre arrivée – nous avons apprécié échapper à la foule visitant ces endroits en été. Notre guide a d’ailleurs confirmé qu’il y avait des centaines de voitures sur ces petites routes en été! Cela aurait définitivement eu un impact sur notre expérience (et clairement, sur la nature également, tout le monde – guide ou visiteur d’ailleurs – n’ayant pas la même préoccupation de protéger la nature).

Niveau pratique, nous avions réservé un tour avec une compagnie privée (Baikal Secret). En toute transparence, ce n’est clairement pas la façon la moins chère de visiter l’île mais à ce moment-là de notre voyage, nous avions besoin d’une solution logistique simple. Avoir un guide pour nous partager l’histoire locale est également appréciable et nous a donné une pause de lecture pour nous mettre à niveau sur la destination.

Être végane en Russie

Même si la Russie n’est pas la destination la plus « vegan friendly » de notre parcours, il n’était pas compliqué d’être végane ici. Nous avons facilement trouvé des restaurants végétaliens/végétariens dans les principales villes (nous avons particulièrement apprécié Botanika à Saint-Pétersbourg et mangé d’excellents burgers chez Veggie Bro à Vladimir). Si nous ne trouvions pas de restaurant végétarien, nous choisissions simplement un restaurant au hasard et commandions des plats d’accompagnements. Cela a toujours bien fonctionné. Il faut seulement prendre le temps d’expliquer ses contraintes via Google Translate.

Finalement, la Russie a été la première destination où nous avons senti un décalage culturel. À ce moment-là de notre voyage, nous avons commencé à ressentir que nous étions à plusieurs milliers de kilomètres de chez nous. Nous réalisons également que notre mode de voyage – par terre ou mer – nous offre une transition plus douce entre les destinations et les cultures rencontrées. À suivre si cela sera encore vrai en Mongolie, notre prochain arrêt.

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