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De Nikko à Kanazawa

De Nikko à Kanazawa

Après ces quelques jours dans l’immense Tokyo, nous avons choisi de partir un peu plus au Nord visiter Nikko, destination phare pour les couleurs d’automne.

Notre rendez-vous manqué avec les trails de Nikko

Nous avions décidé d’aller à Nikko pour marcher dans la nature dans les nombreux sentiers proposés sur le site. Hors, nous sommes fin novembre, et la météo se fait capricieuse : la jeune fille de l’office du tourisme nous prévient qu’il va neiger le lendemain, donc trekker à cette météo n’est pas recommandé (on découvrira de toute manière que le sentier initialement choisi était fermé…). Tant pis, nous prendrons tout de même le bus pour voir le lac Chūzenji ainsi que les chutes Kegon.

Au niveau pratique, le meilleur moyen de se déplacer là-bas est de prendre la carte de bus de deux jours qui permet de voyager de façon illimitée entre le centre-ville et le parc national de Nikko. Disponible à la gare de Nikko (Tobu-Nikko Station), cette carte coûte tout de même 2 000 yens par personne, mais est amortie dès lors que vous faites au moins un aller-retour (un aller simple vers le lac coûtant 1 150 yens). En tout cas, la superbe vue lors du trajet vous fera rapidement oublier le prix.

Le froid et le vent étant au rendez-vous dans le parc, on repartira tout aussi rapidement vers Nikko. Il nous reste encore plusieurs lieux que nous souhaitons visiter ici : en premier, le Toshogu Shrine. Imposant sanctuaire en plein cœur de la forêt, il contient à la fois des éléments bouddhistes et shinto. Loin d’être sobre comme la plupart des sanctuaires au Japon, il est particulièrement réputé pour ses nombreuses sculptures de bois, notamment celle des trois singes de la sagesse (« see no evil, speak no evil and hear no evil »).

De nouveau, prévoir le coût de la visite dans votre budget : 1 300 yens. Comme il existe de nombreux autres sanctuaires et temples sur le site (ainsi qu’un musée), nous vous recommandons de prévoir à l’avance lesquels vous intéressent afin d’optimiser votre visite.

En second, on marche jusqu’au Kanmangafuchi Abyss, site situé à environ 2 km de Toshogu Shrine. Le site longe une rivière (d’un bleu cristallin!) et contient près de 70 statues de Jizo. La légende dit que leur nombre varie à chaque fois qu’on les compte (j’en ai compté 89…). À l’écart des principaux lieux touristiques de Nikko, la balade pour se rendre sur le site ainsi que le site lui-même valent le détour.

À propos de la religion shinto

Quand on pense Japon et religion, on pense souvent en premier lieu au bouddhisme zen. Pourtant le shintoïsme a une place clé au Japon. On estime que 80 % des Japonais pratiquent le shintoïsme. De nombreux se disent également bouddhiste, l’un n’empêchant pas l’autre. Pour résumer, le shintoïsme est une adoration des divinités de la nature, les « kami ». Il existe de nombreuses divinités shintoïsme, mais l’une des plus importantes est Amaterasu (déesse du soleil), dont les empereurs seraient des descendants directs. Le shintoïsme prône ainsi le respect de la nature et rappelle l’interdépendance des êtres avec celle-ci.

Pour les cinéphiles, cela doit vous rappeler les univers créés par le réalisateur japonais Hayao Miyazaki. En effet, on retrouve souvent dans ses films différentes incarnations des esprits de la nature et la trame narrative aborde régulièrement l’impact de l’activité humaine sur la nature.

Finalement, si vous avez déjà vu des vidéos de Japonais se plongeant dans l’eau froide lors du nouvel an, il s’agit d’un rituel shinto, comme en fait référence cette vidéo dans laquelle vous pouvez approfondir le sujet (en anglais).

Kanazawa et Takayama

Après Nikko, nous nous sommes dirigés du côté des Alpes japonaises dans la ville de Kanazawa. Surnommer la petite Kyôto, la ville possède également un quartier des geishas (Higashi Chaya District), que nous avons visité de soir. La ville possède un château et un immense jardin éclairé à la tombée du jour, ce qui permet une balade tardive et une autre vue sur les monuments. Nous avons pu visiter le jardin Kenrokuen – considéré comme l’un des 3 plus beaux jardins du Japon – mais la pluie nous aura pris de court pour cette visite.

De Kanazawa, les villages de Shirakawa-Go et la ville de Takayama sont facilement accessibles. Nous décidons d’aller à Takayama (le trajet étant couvert par notre JR Pass). Le trajet dans l’Hida Wide View est en soi un élément-clé de la visite! Doté de grandes fenêtres, ce train permet de profiter pleinement du paysage. Montagne, rivière, pont et villages sont autant de vues à découvrir au fur et à mesure du trajet. Takayama est une destination très agréable : de nombreux petits commerces et des sites à visiter. Il y a également de très bons endroits où manger (nous avons adoré notre lunch au Heinraku). Nous avons particulièrement apprécié nous balader dans Higashiyama walking course, petit sentier permettant de se balader dans le cimetière de la ville et d’en croiser les principaux sanctuaires. Nous avons par contre manqué de temps pour poursuivre notre balade vers le Hida Folk Village Area (village dont les maisons traditionnelles sont du même style qu’à Shirakawa-Go), portion qui semble valoir la peine d’être visitée.

Pour en apprendre plus sur le Japon

J’ai parcouru quelques livres sur le Japon mais je n’en ai pas trouvé un qui m’ait suffisamment marqué ou plu pour le mentionner ici. Par contre, les vidéos de Peter Barakan – accessibles sur YouTube via les chaînes Begin Japanoloy et Japanology Plus (en anglais) – sont des sources clés pour en apprendre davantage sur le Japon. Je vous les recommande si vous préparez un voyage là-bas.

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