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Notre Route Vers Siem Reap

Notre route vers Siem Reap

Notre première réelle journée de vélo a été une formidable manière de voir le Cambodge différemment. Il faut dire que le Cambodge a l’avantage d’être plat, ce qui en fait un endroit agréable où pédaler (rappelons que nos vélos n’ont pas de vitesses). Au final, nous mettrons 6 jours pour parcourir la distance Phnom Penh à Siem Reap, incluant 2 jours de repos.

Notre parcours

Notre trajet s’est divisé en plusieurs étapes :
Jour 1 : Phnom Penh – Kampong Cham (99,65 km)
Jour 2 : Repos/tourisme
Jour 3 : Kampong Cham – Kampong Thom (107,70 km)
Jour 4 : Repos
Jour 5 : Kampong Thom – Kampong Kdei (89,63 km)
Jour 6 : Kampon Kdei – Siem Reap (62,23 km)

Avant cela, nous n’avions pas une très grande expérience du cyclotourisme, si ce n’est une fin de semaine au parc national d’Oka (avec du matériel bien différent!). On aurait beaucoup de choses à raconter sur notre périple. Mais pour résumer, je vais vous parler de 3 dimensions qui nous ont particulièrement affectés, pour le meilleur et pour le pire.

La météo   

Une chose était sûre pour nous : nous allions avoir chaud ! Même très chaud. Prévoir beaucoup d’eau, de quoi couvrir sa nuque et une casquette sont de bonnes idées, la crème solaire indice 50 est également indispensable. Bien entendu, nous regardions la météo chaque matin. En cette saison au Cambodge, on est assez bien loti.

Pourtant, durant la journée 5, on s’est tout de même fait surprendre.
« T’as regardé la météo ce matin ? ».
« Oui, c’est correct. Soleil partout. »

Mais le ciel noir vers lequel nous nous dirigions nous a rapidement fait douter de cette prévision. Pleins d’optimisme, nous décidons de ne pas nous arrêter déjeuner pour arriver à Kampong Kdei avant la pluie. Finalement, l’histoire sera un peu différente. Les nuages devenant de plus en plus noirs, on s’arrête lorsque l’on reçoit les premières gouttes de pluie pour installer nos ponchos sur nos bagages. On poursuit notre trajet malgré la pluie qui s’intensifie. Ce ne sera pas la pluie qui nous poussera à nous arrêter mais les premiers sons du tonnerre, très fort et très proche ! Je ne pensais plus avoir peur de l’orage à mon âge, mais deux coups de tonnerre auront suffi. On traverse la route en un éclair (sans mauvais jeu de mots…), il y a une petite buvette, on s’y approche et s’y abrite comme on peut. Le p’ti gars qui tient la buvette nous voit arriver, un peu étonné (« Mais qu’est-ce qu’ils font là ? »). Sa famille arrive bientôt. Parmi eux, une jeune ado – Lina – parle assez bien anglais. Elle et moi allons discuter durant les 30 prochaines minutes. Elle me parlera de ses frères et sœurs, je lui parlerai de mes sœurs. On regardera des photos de nos familles respectives, et elle nous présentera à sa famille qui est également présente. La discussion sera prenante, je ne réalise même par que la pluie se calme. Ha, c’est vrai qu’il faut qu’on se rende quelque part ! Encore trempée par l’averse, on remonte sur nos vélos après avoir remercié nos hôtes pour leur hospitalité, bien heureux d’avoir trouvé cet endroit où s’abriter et discuter !

Les réparations

Nous avons été chanceux tout au long de notre trajet. Lors de la première crevaison de Ben, (je vous en parlais ici) nous étions à quelques mètres d’un réparateur de vélo.

Mais durant notre jour 5, c’est au tour de mon vélo d’avoir besoin d’attention. En effet, dès le matin, mon vélo fait un bruit suspect. En fait, la roue arrière a toujours fait un petit bruit (on ne l’a pas appelé Blahblah pour rien) mais ce matin, le bruit est différent, plus intense, plus profond. On avance tout de même.

La matinée est difficile. Pour une raison que j’ignore (…), j’ai l’impression de ne pas avancer. Pourtant je pédale avec toute la volonté du monde, mais mon vélo ne semble pas rouler aussi vite que je le souhaite. Après 55 km, on arrive à un premier village de taille notable, Stoung. On chasse un réparateur de vélo parmi les réparateurs de scooters. Finalement, on nous indique un lieu. On ne peut pas se tromper : il y a des carcasses de vélo partout dans le fond ! Le monsieur prend rapidement en charge Blahblah. Il écoute le bruit. En 3 secondes, voilà le vélo retourné, la roue démontée. Il sort les billes dans la roue, les remet, met du gras, change une pièce et remonte la roue. On retourne le vélo. On fait tourner la roue : plus de bruit ! Le problème était bien là. Un peu de graisse sur ma chaîne, des sourires et quelques mots de politesse dans nos langues respectives que l’on ne comprend pas l’un l’autre. Et on reprend la route. Comme on pourrait s’y attendre, j’avance tout de suite beaucoup mieux ! Comme quoi, ce n’est jamais une bonne idée de laisser traîner un bruit suspect sur son vélo… (pour notre défense, il n’y avait pas de mécano plus près).

Les rencontres

Voyager à vélo nous rend tout de suite beaucoup plus abordables. Au fil de la route, beaucoup de gens nous ont parlé, salué, souri, encouragés. Certains se sont un peu moqués de nous et de nos vélos surtout ! Le plus drôle était que, très souvent durant nos arrêts, quelqu’un finissait par s’approcher de nos vélos pour vérifier que nos pneus étaient bien gonflés !

S’arrêter le long des routes est aussi très différent de s’arrêter dans une station-service aménagée. Lorsqu’on voulait aller aux toilettes, les gens nous pointaient toujours une petite bécosse au fond de leur court (toujours très propre en passant!). On rentrait donc sur leur propriété, on croisait leurs familles, leurs animaux, leur linge en train de sécher, quelqu’un en train de cuisiner !

Finalement, c’est souvent avec les gens des hôtels / guesthouse que l’on a eu les meilleures discussions. Avant tout parce qu’ils parlaient bien anglais, mais aussi parce que au moment de nous voir installer nos bagages sur nos vélos, ils étaient bien curieux de notre projet ! C’était toujours super lorsqu’on leur citait les noms de villes qu’on avait traversées. Souvent, ce sont des villes dans lesquels ils avaient grandi ou encore là où vivent leur famille. On sentait que ça leur plaisait qu’on ait vu autre chose du Cambodge que Siem Reap et Angkor. Ha, bien entendu, ils nous ont souvent aidé à gonfler nos pneus, qu’ils avaient vérifiés eux aussi !

Départ de Kompong Thom

Parcourir la distance Phnom Penh – Siem Reap en vélo a été un super moment durant notre voyage. Comme vous pouvez le constater, notre préparation était assez mince et notre matériel assez basique. Grâce à nos cartes SIM, il était facile de trouver du logement ou des restaurants sur la route. À noter qu’il n’y avait pas toujours d’hôtels / guesthouses listés sur Internet partout, raison pour laquelle nous avons fait de grosse distance dans les premières étapes. Au final, on a le sentiment d’avoir découvert ce pays et ses habitants de façon beaucoup plus réelle. C’est pour cela que l’idée d’arrêter l’aventure à Siem Reap devenait de moins en moins évidente. Mais avant de poursuivre notre récit de vélo, nous allons tout de même vous parler un peu de Siem Reap et du site d’Angkor.

 

 

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