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Singapour : Ville Du Futur

Singapour : ville du futur

Notre expérience de bus en Malaisie (de George Town à Kuala Lumpur) a été OK mais sans plus. Pour voyager jusqu’à Singapour (environ 6h de trajet), nous avons voulu trouver une compagnie mieux réputée. C’est finalement avec Aeroline que nous avons fait l’aller-retour de Kuala Lumpur à Singapour. Leur bus est très confortable, les arrêts assez fréquents et un déjeuner (avec option végétarienne) est inclus dans le prix. Ce trajet en bus est surement l’un des plus confortables que nous ayons eus. Nous voici donc reposés et rassasiés, prêts à découvrir celle qui est réputée pour être l’une des villes les plus chères au monde !

Une ville qui respire

La première chose qui frappe en arrivant dans le centre de Singapour est l’espace présent en ville. Les rues sont grandes, les trottoirs aussi et il y a des arbres partout ! Cela crée un équilibre délicat avec les gratte-ciel d’affaires dont la ville regorge également. Nos balades nous amènent à apprécier des lieux tels que le Fort Canning dans lequel on remarque l’insolite escalator extérieur au milieu du gazon ! Est-ce cela la ville du futur ?

Blague à part, la dimension environnementale semble omniprésente dans la ville. Celle-ci est particulièrement mise en valeur aux Gardens by the Bay. Site phare de la ville, il s’agit d’un énorme jardin intérieur et extérieur. À l’intérieur, deux serres climatisées sont accessibles (entrée payante) : Flower Dome et Cloud Forest. Chacun de ces jardins a son propre charme. Flower Dome présente de nombreuses espèces de plantes ainsi que plusieurs informations clés sur leur origine, leur habitat, etc. Cloud Forest s’ouvre par une imposante cascade (la plus grande cascade intérieure au monde !) avant de permettre aux visiteurs de gravir sept étages parmi les arbres et la végétation. La balade au sommet procure une superbe vue du haut des arbres. Le tout dans une atmosphère constamment humidifiée pour la santé des plantes, ce qui ajoute un quelque chose à la visite. Le site a également une mission éducative, du contenu présentant les enjeux environnementaux des dernières années étant présentés. À l’extérieur, des Supertrees – imposantes structures ressemblant à des plantes géantes et hautes de 25 à 50 mètres ! – ponctuent le paysage. Les intéressés peuvent s’y balader au sommet (Skywalk). Ces Supertrees sont intégrés au système de refroidissement des serres et certains d’entre eux sont équipés de panneaux solaires. De nombreux autres dispositifs de développement durable sont mis en place aux Gardens by the Bay (plus d’informations à ce sujet ici).

Gardens by the Bay – Cloud Forest

D’excellents musées

À Singapour, la qualité des musées est à saluer. Avant tout, le Musée National de Singapour met très bien en scène l’histoire de la ville-pays. Comme on l’a déjà vu ailleurs (notamment au musée de l’Insurrection de Varsovie dont on vous parlait ici), le son et la lumière sont utilisés à bon escient pour créer une atmosphère recréant celle de l’histoire contée. Son de marché, de port ou de thé d’après-midi dans la bourgeoisie locale… tout est fait pour nous immerger dans l’histoire. La portion sur l’occupation japonaise (« Surviving Syonan ») est très touchante et nous expose, de nouveau, à des faits auxquels nous sommes moins exposés en Occident. Une portion du musée met em valeur les nombreuses mesures mises en place par Singapour pour soutenir son essor : démarche environnementale, planification familiale, accès à la propriété…

Comme autre musée, nous avons également visité la Galerie Nationale, sur les conseils d’une des amies de Ben vivant ici. L’art est d’ailleurs un bon rappel des faits historiques précédents. Pour repartir avec un souvenir, un écran géant tactile permet de se faire envoyer par courriel une affiche personnalisée des pièces que l’on a préférées.

Une ville sécuritaire

Singapour est une ville où on se sent parfaitement en sécurité. Il faut dire que les règles de vie sont assez strictes. Le premier panneau que l’on voit en arrivant à la frontière donne le ton : « Death penalty for drug smuggling ». Dans une autre mesure, on peut voir un peu partout des indications : ne pas manger dehors, ne pas mâcher de chewing-gum, ne pas boire dans le métro, ne pas jeter de papier par terre… La ville semble régie par un code de conduite stricte. La punition par « caning » est encore une pratique utilisée, soit le fait de punir de coup de bâton les coupables de délits (vol, vandalisme…). Je n’ai pas réussi à trouver de chiffres à ce sujet mais cela semble être une pratique courante. On comprend mieux pourquoi personne ne craint de se faire voler ou agresser…

Villes d’expatriés

Singapour sort souvent première dans les « Top destinations pour les expatriés ». Durant notre voyage, nous avons rencontré plusieurs couples / familles qui étaient partis vivre là-bas et chacun semblait apprécier sa nouvelle condition. Nous avons surtout eu la chance de retrouver sur place une des amies de Ben, expatriée là-bas depuis quelques années. C’est l’idéal pour pouvoir comprendre – un peu mieux – la réalité sur place. Ainsi, il est vrai que le coût de la vie est très cher, mais les salaires des expatriés suivent souvent la même courbe. Cela fait quand même un choc la première fois qu’il faut payer sa pinte de bière 15 SGD (environ 15 CAD) ! L’accès à la propriété est difficile à moins de pouvoir accéder à un logement du House and Development Board, pour lequel des conditions s’appliquent (mariage, quota…). Finalement, inutile de penser avoir une voiture là-bas, le coût est prohibitif ! Mais c’est cohérent avec leur politique environnemental et les transports en commun et le système de vélo partagé semblent compenser pour cela. Sur une note plus légère, la météo est très enviable : il fait chaud ou très chaud toute l’année. Quelques averses viennent tout de même rythmer les journées mais celles-ci sont bien moins contraignantes que les tempêtes de neige du Québec !

Après 5 jours à Singapour, l’envie de rester davantage était forte, mais le coût de notre hôtel nous a rapidement ramenés à la réalité ! Également, nous sommes presque mi-mars et sommes au point le plus au Sud de notre voyage. Il est temps de rebrousser chemin pour nous approcher du point d’embarquement de notre traversée du Pacifique, à l’Est de la Chine.

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