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Notre Paisible Séjour Au Laos

Notre paisible séjour au Laos

Depuis Singapour, nous avons parcouru plusieurs kilomètres pour atteindre le Laos : de Singapour à Kuala Lumpur dans le très confortable bus Aéroline, de Kuala Lumpur à Padang Besar en train (le train le plus climatisé que l’on ait pris !), de Padang Besar à Bangkok en train de nuit (confortable et avec toujours 2h de retard à l’horaire prévu), et enfin un train de nuit entre Bangkok et Nong Khai (la frontière avec le Laos). Tout cela s’est étalé sur plusieurs jours, incluant en particulier une pause à Bangkok pour de dernières démarches administratives en vue de notre traversée du Pacifique (j’y reviendrai dans un prochain article). Nous voilà donc désormais à Nong Khai, ville située au Nord de la Thaïlande et frontalière avec le Laos.

La frontière Thaïlande / Laos

Nous avons commencé à accumuler pas mal d’histoires de frontière terrestre au cours de notre voyage. Celle entre la Thaïlande et le Laos est probablement l’une des plus faciles et moins stressantes que nous ayons traversée ! Voici comment les choses se sont déroulées.

À l’arrivée à Nong Khai au petit matin (vers 7h15), nous prenons un tuk-tuk pour le poste de frontière thaïe (60 baths pour deux, très raisonnable). Après deux tampons sur nos passeports, nous voici sortis de Thaïlande. De l’autre côté, un bus est disponible pour nous amener au poste frontalier laotien (20 baths par personne, de nouveau très raisonnable). Le trajet dure une quinzaine de minutes. À l’arrivée, on nous remet un formulaire à remplir. On passe au guichet : paiement, dépôt du formulaire et du passeport. Les frais sont majorés d’un dollar pour « frais de fin de semaine » (on est samedi), on paie donc 31 USD pour moi et 43 USD pour Ben (comme partout, le coût des visas varie selon les nationalités). Après quelques minutes de traitement de nos passeports, ceux-ci nous sont retournés avec nos visas laotiens. Simple et efficace. Durant notre attente, un jeune homme nous aborde pour nous proposer de partager un taxi avec lui pour aller au centre-ville de Vientiane. Il parle thaï alors il a négocié le prix à 100 baths par personne avec le chauffeur. C’est raisonnable et cela nous évite le trouble de négocier nous-même. Surtout, cela nous évite de prendre un bus qui nous aurait amenés au marché de Vientiane, à l’entrée de la ville mais loin du centre et donc à un endroit où nous n’aurions pas eu beaucoup de marge de manœuvre pour négocier avec un tuk-tuk. Avec trois autres voyageurs, on embarque dans la petite camionnette ouverte qui constitue notre taxi. Nous voilà en route pour les vingt kilomètres qui nous séparent de Vientiane, un trajet de 45 minutes environ.

Poste de frontière thaïlandais

La capitale – Vientiane

Le Laos apporte un calme et une quiétude très appréciable. Il y a plusieurs sites à visiter mais le tout reste bien entendu modeste par rapport aux pays voisins. On apprécie particulièrement le Vat Sisakhet (l’un des seuls temples qui n’a pas été détruit par l’invasion siamoise du début du 19ème siècle). La collection de statues de bouddha présentée sous la galerie est très belle, mais c’est en particulier les peintures dans le hall principal qui m’ont le plus marquées (photo interdite alors on ne peut vous faire profiter de la vue). D’autres sites sont à visiter : Vat Phra Kéo (ancien temple royal qui accueillait jadis le fameux Bouddha d’émeraude qui se trouve maintenant au Palais Royal de Bangkok), le Wat That Luang (monument le plus sacré du pays, qui figure d’ailleurs sur leur monnaie), ou encore le Patuxai (arc de triomphe dédié aux personnes ayant combattu contre la France pour l’indépendance du pays) que les Laotiens qualifient eux-mêmes de « monstre de béton » ! Mais ne vous détrompez pas, outre ses monuments, le Laos a bien plus à offrir. C’est sans conteste le pays d’Asie du Sud-Est dans lequel nous avons eu l’accueil le plus chaleureux et le plus attentionné ! Chacune de nos interactions était ponctuée d’un chaleureux « sabbadhi » accompagné de la salutation traditionnelle. Les sourires laotiens sont également les plus doux et les plus contagieux que nous ayons vu (et pourtant, nous en avons vu de très beaux au Cambodge) !  Également, la nourriture (de nouveau) nous a comblé. Nous avons eu l’agréable surprise de trouver facilement des endroits avec des plats végétaliens à Vientiane. Nous avons ainsi pu gouter au larb, plats traditionnels du Laos et du nord de la Thaïlande.

Luang Prabang

Après Vientiane, nous avons choisi de passer quelques jours à Luang Prabang, ville connue pour son architecture préservée – mélange de l’architecture traditionnelle laotienne à celle de l’époque coloniale – inscrite au patrimoine de l’Unesco. La ville est traversée par le Mékong et son affluent le Nam Khan, ce qui ajoute beaucoup de charme. Notre temps là-bas est de nouveau ponctué par l’accueil chaleureux laotien. Que ce soit sur l’agréable terrasse de l’Utopia (café / bar / restaurant populaire, que nous avons apprécié pour son cadre calme le matin) ou le service du Novelty Café (où nous avons rapidement pris nos habitudes), les sourires et la gentillesse des personnes rencontrées étaient toujours au rendez-vous.

À Luang Prabang, les chutes d’eau de Kuang Si Falls sont le site le plus populaire. On ne peut pas se tromper : les tuk-tuks nous proposent tous d’y aller ! Pour notre part, on choisit de s’y rendre autrement : Green Discovery propose une randonnée d’une journée dans l’arrière-pays se terminant par les chutes. Super, le Laos est réputé pour ses randonnée alors à défaut d’avoir le temps de se rendre dans les parcs nationaux, on opte pour cette option. La journée nous permet de voir les sublimes paysages vallonnés du Laos, paysages parsemés de rizière, de ferme et de forêt. L’itinéraire inclue le passage dans un village Khmu (l’une des minorités ethniques du Laos), ce qui donne l’occasion à notre guide Jim d’aborder avec nous quelques croyances traditionnelles animistes. Jim est d’ailleurs avide de nous partager sa connaissance du Laos. Il nous parle de l’importance de la religion qui a encore une place très forte : 70 % des Laotiens seraient bouddhistes, 20 % animistes (principalement parmi les minorités ethniques) et 10 % taoïstes. La tradition semble aussi encore très présente. Par exemple, les mariages sont encore quelquefois décidés par les parents (bien que les choses tendent de plus en plus à changer). Jim nous explique que traditionnellement, le garçon allait passer deux semaines dans la famille de la fille pour que ses parents puissent approuver leur union. Cela le fait bien rire de nous demander si on aurait été capable de faire cela !

On poursuit notre marche vers une grotte qui servait jadis de refuge aux Laotiens durant la guerre. On nous prête des lampes de poche, elles seront très utiles car l’obscurité est totale à l’intérieur (nous avons bien entendu éteint toutes nos lampes pour le constater et bizarrement on les a tous rallumé très vite !). Finalement, après ces quelques kilomètres, la journée se ponctue par l’arrivée aux chutes Kuang Si Falls. C’est en effet très beau (et très touristique) et la baignade après la journée de marche tombe à pic ! Mais l’expérience n’aurait pas été la même si on s’y était rendu directement en tuk-tuk.

Petite pause

Le Laos a été une belle surprise pour nous. Nous n’avons pu y rester que huit jours mais nous nous en ressortons reposés et apaisés par le calme de la nature et des gens. Nous voilà désormais en route pour la Chine. Pour s’y rendre : un bus de 25 h de Luang Prabang à Kunming, au sud de la Chine. On espère ne pas perdre tous les bénéfices de notre temps de repos durant ce trajet.

 

 

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